samedi 7 novembre 2009

En route!

Avec ma mère, nous avons décidé d'aller faire un tour du côté du Burkina Faso en passant par le Niger pour voyager avec Hima, guide touareg en rupture de touristes...
J'ai acheté les billets d'avion via Opodo sur Afriqiyah Airways, compagnie aérienne tout à fait correcte et respectueuse des horaires. Très important quand on a des correspondances!!!

Notre trajet: Paris / Tripoli / Niamey:


Afficher Paris-Niamey sur une carte plus grande


Atterrissage sous les éclairs. Les routes sont inondées, la température est lourde.
On y est!
Hima est venu nous chercher avec le propriétaire du 4/4, Hame, et Rhissa qui nous accompagnera dans notre périple. Il manque juste Buffalo, le chauffeur, que nous retrouverons le lendemain.

Niger: quelques repères


Population: 15 300 000
Superficie: 1 267 000 km²
Densité: 12 hab/km²
Population urbaine: 17%
Frontières: 6 500 km

Mois le + froid: Décembre + 16°
Mois le + chaud: Mars + 41°



Espérance de vie H: 51 ans
Espérance de vie F: 54 ans
Taux de natalité: 53 o/oo
Taux de mortalité: 14 o/oo
Taux d'alphabétisation: 30,4%


Automobiles: 5 o/oo
Télé ( en 2006): 7 %
Internet (mars 2009): 0,3 %

Religion: Islam
Langues: français (officielle), haoussa, peul, tamachec (touaregue), zarma...



Dirigeant: Mamadou TANDJA
Date indépendance: 03/08/1960
Fêtes Nationales: 18 décembre , 3 août
Devise:

Fraternité, travail, progrès





RESSOURCES
Terres arables: 11,6 %
Millet, sorgho / Légumes secs / Arachides / viandes de bovins, caprins, ovins / Uranium, Or
Accès à l'eau potable: 42 %

Toutes ces données ont été pêchées sur le site de statistiques
http://www.atlas-francophone.refer.org/general/gene-153.htm

Au parc W

La 1ère étape du voyage est le parc W pour sa faune et sa flore sauvages. Nous empruntons d'abord une route goudronnée qui se transforme très vite en une piste bien rouge: c'est la latérite.

La route est régulièrement traversée par les troupeaux et leurs gardiens, souvent de jeunes enfants (peu d'école dans le coin!), il faut rester vigilants. Heureusement nous avons un très bon chauffeur: Buffalo, qui n'hésite pas à faire usage de son klaxon, même pour les oiseaux! ;)
A la pause pique-nique, de jeunes enfants peuls se sont approchés mais nous avons eu quelque mal à communiquer. Craintifs, ils ont fini par accepter le repas qu'on leur offrait , à l'abri de nos regards. Hima voulant leur apporter de l'eau les a surpris et ils se sont enfuis comme une envolée de moineaux, en ne s'éloignant pas trop cependant. Et lorsque nous sommes repartis, ils nous ont fait de grands signes de salut!
Nous avons eu un autre curieux qui lui, s'est enfui bien plus loin. Je n'ai pas eu le temps de le photographier mais c'était à peu près ça:


Belle bête, hein?

Arrivée à la Tapoa: nous sommes accueillis par le chant des tisserins. Au bureau du parc: nous devons prendre un guide local et on nous impose une sécurité car nous sommes les premiers touristes de la nouvelle saison et personne ne sait si le camp est installé et s'il y a du monde sur place (ceux qui sont chargés de l'entretien,etc.).

On embarque tout le monde et on suit la piste jusqu'au campement.



Les herbes sont très hautes et empêchent les troupeaux de bien circuler et nous les dissimulent. Elles doivent être brûlées dans les jours qui viennent. De plus comme nous sommes à la fin de la saison des pluies, qui ont été abondantes cette année, les éléphants et autres gros animaux sont dispersés sur les différents points d'eau. Il sera donc très difficile de les localiser. Conclusion: ce n'est pas la bonne saison, il vaut mieux venir en décembre ou janvier. Dommage!

Bon on a vu quelques animaux tout de même et particulièrement toutes sortes d'oiseaux très colorés.

















belle vue sur les hautes herbes et on devine un aigle faucon












l'hippotrague, haut comme un cheval.

Il nous a observés un moment puis a pris la fuite.









les pintades, nos escortes régulières








les babouins en famille









le penseur






une jeune antilope









Un crocodile sur la Tapoa, affluent du Niger, attend les insectes et tout ce qu'il peut attraper.









guêpier ou rollier

ça gazouille dans tous les coins.










Pour en savoir un peu plus sur le parc, un site existe, suivez le guide:

dans la video, on reconnait bien Bruno! Au fait, la famille donne le bonjour à tous ceux qu'ils connaissent!!

Au campement

L'équipe technique est bien là rendant la présence de la sécurité superflue... A notre arrivée, une bande de singes s'est sauvée ( je les ai ratés): c'était des vervets (ou singes verts).

On nous installe 2 tentes pour la nuit et un gros bidon d'eau tirée du Niger pour la toilette. Eh oui, le campement est équipé de toilettes: wc et douche! Les animaux ont profité de la saison des pluies pour occuper les lieux et chaque passage provoque une fuite des 2, 6 et 8 pattes ( insectes, araignées et même oiseaux!).

Buffalo grand chauffeur







Rhissa, amuseur spécialiste du thé










Hima, cuisinier en chef





Yacouba guide local, Mohamed, sécurité






On entend des cris et des chants de tous les côtés. Quelle ambiance!

Repas nocturne, la nuit tombe très vite et très tôt, et à la lampe de poche vite éteinte à cause des nuées d'insectes envahissants. Quelques moustiques se font entendre, vite, produit!

Bilan de la nuit: visite d'un hippopotame ( entendu mais pas vu!) qui est heureusement resté au bord de l'eau, tout le monde s'est fait piquer et quelques uns ont mal dormi, pas tranquilles...
Moi, je regrette juste une chose: impossible de lire, trop de petits insectes arrivent à passer à travers les filets de la tente et viennent me chatouiller les narines.

Simulies

Pas facile de faire des photos satisfaisantes des animaux! Tant pis, on regarde et on admire les oiseaux de toutes sortes, les patas (singes), les phacochères, etc.

























Les arbres sont magnifiques, en particulier les baobabs, et certains sont tellement grands qu'un Français y a construit une cabane!

















Cette fleur se fermait en début d'après-midi.










termitière-champignon



Pendant qu'on observait les oiseaux en attendant d'éventuels éléphants, on ne s'est pas rendu compte qu'on se faisait piquer par de toutes petites mouches. D'abord indolores, les piqûres deviennent insupportables de démangeaisons. Surtout ne pas commencer à gratter! Tout le monde y a eu droit, à part Hima: ce sont des simulies, elles vivent à proximité des eaux courantes. Pas de photos!
Renseignements pris, elles sont le vecteur de l'onchocercose, une grave maladie appelée la «cécité des rivières». Elles pondent de petits œufs qui après un longue période d’incubation viendront se loger dans vos yeux vous rendant ainsi aveugles. Mais il parait que cela se soigne très bien...

Balade en pirogue

Elle est incontournable, mais on attend que la chaleur "s'atténue", vers les 17 heures. On embarque là où le matin-même j'ai aperçu un serpent aussi surpris et curieux que moi !
On contourne d'abord une île inhabitée. C'est calme, plein d'oiseaux difficiles à photographier, surtout avec mon appareil qui me désespère.







Balbuzard





Sur l'autre rive, des femmes et des enfants font leur toilette dans le fleuve, on aperçoit les maisons et les cultures, du mil surtout.

Et puis enfin!!!


Ils sont là...


Ils font demi-tour sous l'eau...


On se rapproche...



Les Hippos!!!!!




Méfiance, éloignons-nous!
Il ne faut pas dramatiser mais les hippopotames sont à l'origine de nombreux accidents avec des pêcheurs et des enfants imprudents. Dans l'eau, cette grosse bête à l'air pataud est d'une extrême rapidité et n'est pas spécialement pacifique!

La photo suivante est un peu minable mais je la mets quand même. C'est un des très nombreux martins pêcheurs pies: il y en a partout!




Il parait qu'un autre animal habite le fleuve, en tout cas c'est écrit sur un panneau: c'est le lamantin. Très difficile à voir, notre guide local n'en a pas encore vu, alors, il ne faut pas rêver...

Le mot commun

Pour pouvoir publier certaines photos en toute légalité, j'ai demandé des autorisations à leurs auteurs. Et en les attendant ...

Pour animer les soirées sans télé et sous les étoiles ( pas de lune du tout!), sur fond de cris de bêtes sauvages nocturnes, Hima nous propose des énigmes. Celle dont je me souviens à l'instant lui a été proposée par un touriste. A vous d'y réfléchir maintenant!

Un mot se dit et s'écrit de la même façon dans toutes les langues ( pour une très grande majorité, en tout cas!). Lequel?

A vos méninges! Le premier qui trouve aura droit à toute ma considération!!

Certains ont déjà réfléchi et proposé des réponses, mais pas les bonnes. Je les écris ici pour que cela aide à la réflexion:

STOP COCA COLA MOT

Aide: c'est un nom commun.
Aide n°2: il sert parfois aux voyageurs.
Aide n°3: moyen de transport.

PS: Hima, je vais avoir besoin de ton aide pour retrouver les autres énigmes...

Vu, connu, pas pris!


Vanneau


Poules de roche


petit guêpier vert


perruche


Ombrette


Calao à bec noir


Ibis


Grand héron bleu


Jacana


Amblipyge ( c'est ma mère qui l'a vu, pas moi, heureusement, beurk!)


Tourterelle maillée
© Hervé MICHEL <http://www.blogger.com/©%20Hervé%20MICHEL%20%3Chttp://www.oiseaux-nature.com%3E>

Coucal

Choucador à longue queue ou merle métallique

Balbuzard ou aigle pêcheur (bien plus belle photo que la mienne!)


Aigle bateleur (aperçu de très loin, je ne m'étais pas rendue compte qu'il était aussi beau)

Pas évident de prendre les oiseaux avec ces vieux appareils photos numériques, pas reflex du tout et sans zoom! Il y en a qui sont vraiment doués pour ça et ont le matériel qui va bien. Donc ces photos réussies sont là pour garder une trace de ce qu'on a vu et surtout entendu.
D'autres arriveront peut-être encore, j'attends toujours les autorisations...