vendredi 12 mars 2010

Chez les Rastas


Afficher Awassa / Addis Abeba sur une carte plus grande

1ère étape: le musée de la communauté rasta à Shashemene, où nous nous étions déjà arrêtés à l'aller.




Inutile de préciser!!!







une scène pour les concerts

Nous entrons dans le musée. Normalement, les femmes doivent se couvrir la tête.



Je n'ai pas retenu les noms mais voici le couple responsable de la communauté, autrement dit les chefs spirituels.


Contrairement aux apparences, c'est l'épouse...







Non, ce n'est pas Johnny Depp!



Malheureusement, la visite se termine de façon dramatique: pendant que Monique compte les billets pour faire un don à la communauté, des jeunes venus de l'extérieur s'emparent de son appareil photo et s'échappent.

Beaucoup de temps perdu auprès de la police locale qui est d'une incompétence ou plutôt d'une mauvaise volonté incroyable. Il faut la déclaration de vol pour l'assurance mais ils refusent de la donner, je ne sais plus pour quelle raison absolument pas crédible. Les Rastas sont en colère et Yonas regrette amèrement de s'être arrêté ici, il se sent responsable et ne renouvellera pas l'expérience dans cette ville réputée pour ses voleurs. Un étudiant est venu voir ce qui se passait (un groupe de touristes blancs près du poste de police attise la curiosité) et nous dit qu'il a honte de son pays, qui n'est pourtant pas un pays de voleurs. C'est vrai qu'on se sent très tranquille de ce côté-là. Trop, d'ailleurs, ce qui a conduit Monique à être imprudente...


Il est largement temps d'aller manger.

Au resto, les singes viennent voir s'il n'y aurait rien à grappiller.




Quant aux mâles, ils ont une particularité très remarquée...



Pour en savoir plus sur les Rastafaris:

Retour à la case départ

Monique et Michel ont renoncé à déposer plainte à Shashemene: avec Yonas, ils iront à Addis. On reprend la route, il faut bien rentrer!

Comme au Burkina, nous croisons des cyclistes: apparemment, deux courses s'entremêlent.On n'a pas réussi à savoir de quelles compétitions il s'agissait. Peut-être un Africa Tour...




Quelques chargements remarquables:






Plus on approche de la capitale, plus il y a de la circulation et du monde.
On croise également une grande et joyeuse manifestation: Masaï nous explique que l'équipe de foot du coin a remporté la coupe et rentre au bercail, accueillie chaleureusement.
De retour à l'hôtel, on dit adieu à nos chauffeurs et Yonas s'accorde une soirée de repos.
Après le dîner, Corinne, Francine, Christiane, Mylène et moi prenons un taxi, serrées comme des sardines, pour aller écouter de la musique. Le chauffeur a du mal à s'orienter: les rues ont été rebaptisées plusieurs fois en quelques années, ce qui ne simplifie pas le travail des taxis!
On roule, on roule. Sur le trottoir, de nombreuses femmes attendent les clients...
On finit par trouver une "boîte" où on écoute de la pop éthiopienne. Les groupes défilent: ils chantent une ou deux chansons puis s'éclipsent pour laisser la scène aux suivants. Entre deux groupes pop, un groupe de chansons traditionnelles présente également des danses aux mouvements d'épaules incroyables! Soirée sympa.

Dernier jour

Il est partout!!!

Je remets le lion-girafe pris par Michel.






L'une des universités d'Addis Abeba abrite le palais d'Haïlé Sélassié que l'on visite. Il comprend le très intéressant musée ethnologique.





entrée du palais
(photos intérieures non autorisées).
Au 1er étage, on retrouve les différentes ethnies d'Ethiopie, leurs différents rites, leurs objets propres / les chambres du négus et de son épouse / les objets du quotidien.
Le second étage est consacré aux icônes des églises orthodoxes partie nord du pays, principalement, aux instruments de musique.
A midi, on a opté pour des pizzas: ça sent le retour!!!
Un dernier tour au Mercato pour dépenser les derniers birrhs et pause-jus de fruit dans une toute petite boutique. C'est plutôt de la "purée" de fruit, délicieuse mais un peu lourde à digérer! Mangue, papaye, ananas, avocat...



Avant d'embarquer, Yonas nous emmène dans un restaurant traditionnel.

Point de ralliement de nombreuses agences de voyage...




hmmm!!!
Attention, tout ce qui est rouge pique!!!!!!

Il n'y a pas que le repas qui est traditionnel, il y a aussi les danses et les chants des différentes régions éthiopiennes

Mouvements très impressionnants...







des geladas...



et quand les danseurs descendent et invitent les touristes à imiter leurs fameux mouvements d'épaules, il ne faut pas avoir peur du ridicule!!!
Mais pourquoi moi???? Grrr
Patron de l'agence locale venu nous saluer.



Voilà, c'est fini... Ceci dit, pour certains, il est vraiment temps de rentrer!




FIN... mais je reviendrai !

Beaucoup d'autres choses à voir et des gens différents à rencontrer. J'y retournerai donc pour:
l'Ethiopie orthodoxe,





les paysages du Nord,





le Nil Bleu (photo d' Yves Thonnerieux) et le lac Tana,


les géladas,





la région volcanique et désertique du Danakil:
Photos du DALLOL empruntées à Anne-Marie Histe, Denis Lionnet...

l'Erta Ale
© Géo-Découverte
Caldera et cratères nord et sud vus de l'est
(photo L. Cantamessa)

Pour en voir un peu plus, voir le site.

Erta Ale, Ethiopie, janvier 2001.
© Olivier Grunewald

et participer à la cérémonie du café (buna).

Préparations requises: quelques économies et bonne condition physique.
A suivre...