samedi 7 novembre 2009
vendredi 6 novembre 2009
Dans les dunes
Puis nous nous arrêtons sur un marché pour quelques emplettes, surtout des fruits et des légumes. Je crois que c'était à Saï. Depuis un moment, on voyait de plus en plus de gens sur la route très chargés. Ou ils rentraient du marché ou ils s'y rendaient pour vendre quelques biens. On croise aussi des taxis-brousse dangereusement surchargés. On fait le tour du marché. On n'ose pas photographier les gens avec leurs tenues très colorées. Finalement, je pense qu'ils l'auraient bien accepté, si on leur avait demandé, ils ne sont pas submergés pas les touristes. Au fond, les Peuls vendent vaches, moutons, chèvres...
J'oubliais! Du parc W, un homme voulait se rendre au marché et nous avait demandé une place... sur le toit du 4/4! Sinon, il serait venu à pied!!! On a bien mis 1 heure pour y arriver en voiture...
On ne peut pas emprunter les pistes les plus proches du parc pour se rendre au Burkina: certains disent qu'à certains endroits c'est impossible de passer, d'autres disent que ça passe. Dans le doute, on remonte jusqu'à Niamey et on va passer la nuit dans les dunes. Et là, nos amis Touaregs revivent!! Ils sont plus tranquilles: pas de grosses bêtes pour venir nous embêter, ils peuvent chanter à pleins poumons. Je regrette de ne pas les avoir filmer ce soir-là!!! On fait des jeux du genre baccalauréat. Il faut quand même se mettre d'accord avec Rhissa sur ce qu'on appelle les animaux... Peine perdue...
Un criquet se fait entendre pendant qu'on joue: c'est énorme!
L'endroit n'est pas vraiment désertique puisqu'il y a quelques maisons d'éleveurs/cultivateurs dans le coin et les gens circulent à pied régulièrement. Pas pratique pour la "douche" que je prends en compagnie d'une chauve-souris à la nuit tombante.
Nuit sur le sable, à la fraîche: un vent frais a soufflé toute la nuit. Si j'avais eu mon sac de couchage, je m'y serais glissée! Incroyable !
Même Buffalo, qui ne dort que chez lui (mon oeil) s'est endormi... Il a quand même vu deux chiens s'approcher de Rhissa pendant la nuit. Des traces le confirment.
Réveillée de bonne heure, j'en profite pour faire quelques photos du lever de soleil.
| Rhissa |
Une autre petite bête pas très sympathique vient nous saluer: une solifuge.
| prise par moi |
en mieux.
Après être sorti de son ensablement, le 4/4 nous emmène vers le Burkina. En route pour de nouvelles aventures!
Patas et vervet
Dans un arbre vivent des singes (vus au parc W). En haut, ce sont les vervets qui se sont installés,
en bas, ce sont les patas :
Sachant que si 1 vervet descend, il y aura autant de singes en haut qu'en bas;
sachant aussi que si un vervet monte, il y aura 2 fois plus de singes en haut qu'en bas,
combien y a-t-il de patas et de vervets dans cet arbre?
Là je crois que tout le monde a ses chances! Bons calculs!
Burkina Faso: statistiques

Population: 15 800 000
Superficie: 274 200 km²
Densité: 58 hab/km²
Population urbaine: 16%
Frontières: 3192 km
Mois le plus froid: Décembre, + 17°
Mois le plus chaud: Mars, + 39°
Espérance de vie pour les hommes: 56 ans
Espérance de vie pour les femmes: 58 ans
Taux de natalité: 46 °/oo
Taux de mortalité: 14 °/oo
Taux d'alphabétisation: 28,7 %
Automobiles: 7 °/oo
Internet: 0,5 %
Télé: 12 %
Religion: Les Burkinabés nous ont dit: "50 % d'Islam, 50 % de Catholicisme, 100 % d'Animisme"
Langues: Français (o), Moré, Dioula, Gourmantché...
Nom du dirigeant: Capitaine Blaise Campaoré
Date de l'Indépendance: 5 août 1960
Devise:
Fraternité, progrès, justice
Fêtes Nationales: le 11 décembre et le 5 août
Arrivée au Burkina
Le passage des deux frontières s'est fait sans problème et assez rapidement. La première impression est la moins bonne qualité du revêtement de la route goudronnée. Le paysage ne change pas vraiment. Des rapaces (petits aigles?) picorent régulièrement sur la route. Au premier village, nous voyons notre premier cochon. Eh oui! Nous ne sommes plus en pays exclusivement musulman. Un autre animal est très présent, les cyclistes doivent même ralentir pour ne pas rouler dessus: le vautour.
Nos compagnons ne sont pas tranquilles: la route n'est pas sûre jusqu'à Fada N'Gourma, des "coupeurs de route" sévissent dans la région. Il n'est pas question de s'arrêter... On s'arrêtera pour manger plus loin...
Des taxis-brousse chargés.Notre première étape burkinabée doit nous conduire à Pô en passant par Fada N'Gourma, Koupéla, Tenkodogo, Garango, Manga. Pique-nique en route sous un arbre où des termites s'occupent très activement à la construction d'une termitière cathédrale.
Dans un train
Deux personnes voyagent dans un train. L'un est le père du fils de l'autre.
Quel est leur lien de parenté?
Pour la 1ère devinette, je vous aide un peu: c'est souvent utile aux voyageurs.
J'attends vos suggestions!!! ;))
Tiébélé
Une concession, c'est un regroupement d'habitations appartenant à une même famille. Les garçons qui fondent leur famille restent dans la concession, on construit une nouvelle maison, quant aux femmes, elles suivent leurs maris pour une nouvelle concession. Il se trouve qu'à Tiébélé, cette concession est habitée par la famille royale du pays Kassena. Ils sont près de 400. Notre guide nous expliquera un peu plus tard qu'il est le neveu du roi mais issu d'une soeur, il n'habite pas la concession royale et ne pourra prétendre au trône.
Quand on arrive, une sorte de tumulus se dresse à l'entrée de la chefferie: c'est là que reposent, bien enterrés, les placentas des bébés de la famille. On s'approche de l'entrée du village (photos strictement interdites!) entre des pierres sur lesquelles il ne faut surtout pas marcher, ce sont des sièges réservés aux personnalités. En fait, on est en train de traverser la "salle" d'audience du roi, c'est ici qu'il juge, prend des décisions importantes avec ses "conseillers", (autres chefs de concession). Il règne sur une 50e de "villages".
Heureusement, personne ne porte de vêtements rouges, couleur réservée au roi.
On entre. Les "ruelles" sont vides. Eh oui, on a beau être de la famille royale, tout le monde est aux champs et en cette période de récoltes le travail ne manque pas! Les maisons sont superbes:
Les cases sont de formes différentes selon qui les habitent: les rectangulaires avec terrasses pour les couples, les rondes avec un toit en paille pour les garçons célibataires et celles en forme de 8 pour les anciens avec les enfants. Une jeune fille reste chez ses grands-parents jusqu'à ce qu'elle se marie.
Ce sont les femmes qui peignent les murs puis les recouvrent d'un enduit protecteur mais il faut les refaire très régulièrement. Tout est symbole. Youssouf nous explique les dessins de façon très détaillée. N'oublions pas que nous sommes en pays animiste...
On aperçoit sur le mur une tortue ("tartaruga":)): c'est un esprit très positif, signe de réussite. Justement,on en a croisé une sur la route, si on avait su! On aurait pu l'offrir au roi, il aurait vraiment apprécié!
Mais non, ce n'est pas la maison d'un célibataire, c'est un grenier!
Vues d'une terrasse:
Nous entrons dans une maison en 8, c'est la maison d'une grand-mère. Incroyable, parce qu'il faut être d'une grande souplesse pour circuler à l'intérieur. Tout est parfaitement pensé, aménagé.
Les calebasses, signe de richesse.
L'intérieur des maisons est peint aussi.
Les canaris, utilisés comme nos poteries, réserves d'eau,etc.
A la sortie, les artisans et commerçants du coin ont installé leurs marchandises pour touristes. Deux masques m'intéressent. Hima négocie sévèrement le prix comme il se doit, j'ai toujours un peu de mal à le faire, et les objets finissent dans mon sac!
Youssouf nous emmène voir une autre concession...
Une autre concession
Ces messieurs préfèrent nous attendre à l'ombre!
Cette concession n'est pas royale mais fonctionne exactement de la même façon. Le chef de famille nous acceuille.
Tous les couples travaillent pour la collectivité. Les récoltes sont ensuite partagées de façon très équitable. S'ils consomment plus que la part impartie, ils devront se débrouiller par eux-mêmes. Libre à eux de se réserver une parcelle individuelle pour un apport supplémentaire . Priorité est cependant donnée au travail collectif!
Notre guide Youssouf, qui doit venir à partir du mois de novembre à Pau, l'homonyme de Pô, puis il ira faire un tour en Bretagne... Il a du être surpris par la météo!!!
La cour servant à entreposer le maïs à sécher.
L'accueil est chaleureux.
Les femmes sont là, elles tiennent à nous présenter ce qu'elles fabriquent pour les touristes...
Vue d'une terrasse.
Du tabac séché puis roulé en boule.
Allez, la sieste est terminée! On repart pour Tiébélé pour déposer Youssouf.
Petit tour sur le marché pour acheter des légumes et 2 poulets vivants que l'on mangera ce soir.Gloups...
Quelques rafraichissements, échange de coordonnées...
Rhissa à la recherche des habits du thé. Il faudra que j'explique le "rituel" du thé!
Notre aire de pique-nique / sieste. Grosse chaleur, autour des 35°. Heureusement, il y a de grands arbres à l'ombre bienvenue.
Ça passe régulièrement sur la piste, des vélos, une moto, un troupeau de vaches.
On est tout près de la frontière du Ghana, il parait que cela trafique pas mal... Le chauffeur de moto s'était arrêté un peu avant de nous atteindre. Il est venu nous saluer puis est reparti, rassuré, chercher les affaires qu'il avait déposées à l'abri des regards. Quand il est repassé, il nous a fait de grands signes de salut. Oui, il était vraiment soulagé de voir que c'était des touristes et pas des policiers qui s'étaient installés à l'ombre! CCA! = C'est ça l'Afrique, comme dirait Buffalo...
Etrange chauffeur, n'est-ce pas?